jeudi 16 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): Pourquoi l'échec ?

 Pour une armée crédible et moderne, un nouvel appareil doté d'un radar et de défenses électroniques actuelles était déjà indispensable en 2014, mais le peuple suisse ne l'avait pas compris à l'époque et avait refusé d'entrer en matière sur un tel appareil. Or, les coups de boutoir assénés par la gauche à nos forces armée avaient fini par décrédibiliser notre armée et donc de rendre rendre décisif le facteur prix dans le choix du nouvel appareil de combat.

 Qui qu'en dise Gerald Levrat, pour surveiller et contrôler un territoire de 500 km sur 300 km, un appareil biréacteur était dans ce contexte financier absolument superflu. Comme tous les appareils en lice avaient des performances équivalentes, le prix était devenu le facteur principal du choix et le Conseil Fédéral, en coopération avec les forces aériennes avait pris toutes les mesures pour choisir l'appareil le plus adapté. Le JAS-39 Gripen E choisi était certes le meilleur marché, mais il correspondait tout à fait aux missions qui lui étaient demandées, à savoir la défense de l'espace aérien et la police du ciel.

 Pour remplacer 54 anciens chasseurs, le Conseil fédéral avait lancé un appel d’offres pour 22 avions. Les trois appareils de combat à voilure canards évalués possédaient des performances similaires et satisfaisantes, cependant, l'efficacité du Gripen avait été jugée inférieure par Armasuisse, car acheter le meilleur marché n'était pas vraiment un gage de crédibilité. Cependant, outre le prix, deux ou trois éléments très spécifiques comme le radar, la compatibilité, la maniabilité, la vitesse et la rusticité rendait cet appareil plus performant que les autres.

 Comme l’Autriche, ne dispose que de 15 avions de combat pour un territoire comparable, certains envisageaient de n'acquérir que 12 appareils seulement, sans songer que l'Autriche appartenait à l'UE et à l'OTAN. Comme la Belgique, qui appartient aussi à l'UE et à l'OTAN, dispose de 60 avions de combat pour un territoire comparable, d'autres dans la commission envisageaient acquérir plutôt 33 appareils. La flotte aurait été réduite de manière drastique, car 22 avions auraient remplacer nos 54 vieux Tiger. Sans ces appareils, la Suisse, ne pourra plus à l’avenir organiser deux grandes conférences internationales en même temps et les exigences sécuritaires empêcheront à l'avenir la ville de Genève de monter une conférence pendant le WEF.

 Mais la firme Dassault et les services secrets et diplomatiques français avaient pesé de tout leur poids dans la balance pour influencer la décision en leur faveur. Les groupes de presse français appartenant ou non à Dassault avaient véritablement matraqué leur rival européen Typhoon II, au sujet de son prix, de son efficacité et de ses performances. Car la firme Dassault et la France, qui s'étaient engagés dans une voie solitaire avec leur Rafale multirôle avaient impérativement besoin de vendre leur coûteux bombardier nucléaire hors de France pour simplement continuer d'exister. Les Français avaient grassement rémunéré Gerald Levrat pour qu'il laisse fuiter dans la presse des analyses préalables truquées qui avantageaient demanière éhontée le chasseur-bombardier français datant des années 80.

 Le Conseil Fédéral avait réussi à négocier un contrat avec des pénalités, garanti par l'Etat suédois, pour l'acquisition de ces appareils résolument modernes. Ce contrat en béton avait promis 12 millions de francs par avion livrés en retard, avec une possibilité de tout renvoyer si l’appareil n'avait pas correspondu au cahier des charges et un retour de 100% de l’argent investi. Ce contrat incluait la formation et les équipements et n'aurait occasionné aucun frais supplémentaire. Comme l'appareil aurait eu la même taille que le Tiger qu'il devait remplacer, utilisait les mêmes systèmes d'armes que le Hornet et volait dans 6 pays différent depuis 10 ans, l'acompte d'un milliard ne représentait pas un gros risque financier. Le projet soumis au peuple était clair et limpide, 300 millions par année pendant dix ans pris sur le budget de l'armée, soit 3,126 milliards de francs et rien d'autre. Comme le fonds Gripen devait être alimenté par le budget ordinaire de l’armée, il n’aurait demandé aucune coupe budgétaire et voté par le Parlement, il ne pourra pas être utilisé à d’autres fins.

 Selon les termes de l’accord conclu avec Saab, la Suisse aurait bénéficié de 2,5 milliards de francs de contrats compensatoires. Ces affaires auraient correspondu à 1000 emplois pendant 10 ans et la Suisse romande, dont Genève aurait disposé de 30% de ce montant, soit 750 millions de francs. En plus d'assurer la sécurité la prospérité et l'avenir de notre pays, cet achat aurait été une opération rentable sur le plan économique et industriel, car elle aurait pu consolidater des entreprises typiquement suisse comme RUAG, ArmaSuisse, Pilatus ou Stalder Rail.

 Comme lors de l’achat des Mirages français, le budget avait été dépassé et comme lors de l’achat des F/A-18, les promesses n’avaient pas été tenues, la gauche n'aurait de toute façon jamais voulu d’un avion de combat. Cependant, le problème avait cette fois-ci été pris en amont et des clauses compensatoires avaient fait partie du contrat signé avec le constructeur Saab, qui ne pouvait se déjuger, sous peine de devoir payer. En outre, la Confédération avait mis en place un bureau des affaires compensatoires qui avait été très attentif sur la question des affaires compensatoires. De plus, grâce à la garantie étatique et le paiement échelonné que le Conseil Fédéral avait pu négocier, la Suisse aurait eu un puissant moyen de pression financier au fur et à mesure des livraisons.

 Alors qu'une décision prise par le Parlement dans un souci d’économies contraint les chasseurs suisses à ne voler que pendant les heures de bureau, certains à droite avaient tout de même considéré que les 32 chasseur-bombardiers américains F/A-18 E/F Hornet suffisaient, alors que d’autres avaient voulu un autre appareil que le Gripen. C’est cette minorité au sein du centre-droit qui avait semé le doute sur la qualité de l’appareil choisi, après 2 longues années d'évaluation par le Conseil Fédéral. Le remplacement des Tiger, incapables de voler de nuit et par mauvais temps, par de nouveaux avions aurait été indispensable, car avoir des pilotes disponibles 24 heures sur 24 ne coûte que 30 millions de francs par an et le Parlement va faire ce choix politique.
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 Finalement, le principal défaut du JAS-39 Gripen E, tel exposé dans tous les journaux, est devenu qu'il était l'appareil choisit par l'UDC et qu'il était fortement identifié au conseiller fédéral Maurer. Les gauchistes, écologistes et altermondialistes de tous bords avaient voulu prendre leur revanche sur la votation du 9 février et auraient refusé n'importe quel appareil. La mauvaise communication du DDPS, les nombreuses maladresses de Monsieur Maurer, plus que les implications de Saab et de la Suède dans la campagne avaient permis en définitive à une minorité de mécontents d'imposer leur choix à tout un peuple.


Source : Internet (page actualisée le 16/10/2014)

mercredi 15 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): Les Français continuent

 Devant les difficulté à l'exportation, le gouvernement français envisage une modernisation en profondeur de sa flotte de Rafale datant des années 80. Ce lucratif marché de retrofit a été conclu en 2009 entre Dassault Aviation, Thales, MBDA, Sagem, le Service Industriel de l'Aéronautique et la Marine nationale. Cette opération consiste à démonter les Rafale entièrement, les mettre à nu et les réviser en profondeur pour leur donner les mêmes capacités que les avions F3 actuellement produits. L'armée française estime que le gain opérationnel apporté par le standard F3 se traduira par un panel de nouvelles missions réalisables. Outre la défense aérienne, les capacités d'attaque au sol, de ravitaillement en vol, les Rafale Marine standard 3 disposeront de capacités de lutte antinavire, de reconnaissance, de désignation laser et d'illumination autonome, et de frappe nucléaire. Cette opération à haut risque suppose de nouveaux calculateurs électroniques modulaires, de nouveaux écrans cockpit, un changement des câblages électriques de l'avion, une mise à niveau du système de contre-mesure Spectra, une évolution du radar RBE2 PESA avec une nouvelle antenne AESA et une évolution des pylônes d'emport d'armement.

 Le gouvernement français prétend que 133 Rafale ont été livrés sur 180 commandés. Or le standard F3 confère seul au Rafale (Marine et Air) une polyvalence totale qui lui permet d'accomplir ses missions. La firme Dassault prétend que son appareil est capable d'interception et de combat air-air avec un canon français de 30 mm et des missiles Mica IR/EM. La firme Dassault n'explique pas les 5 crashes mystérieux survenus au cours d'exercices mais assure que le Rafale au standard F3 sera capable de lancer le missile européen METEOR à partir de 2018. L'armée française est impatiente de faire de l'appui au sol avec ce canon de 30 mm et a déjà largué des bombes guidées laser GBU-12/24 sur la population syrienne. Le catalogue du Rafale F3 promet également des bombes guidées Hammer, des frappes dans la profondeur avec le missile de croisière Scalp, l'attaque en mer avec le missile Exocet AM39 Block 2 etc. Ce standard F3 autorisera d'autres armements air-surface, la reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec la nacelle Areos, le ravitaillement en vol d'un Rafale par un autre et la dissuasion nucléaire avec le missile ASMP-A.

 Le gouvernement français prétend que la flotte Rafale totalise actuellement 120.000 heures de vol, dont 16.000 en opérations. La firme Dassault prétend même que depuis mi-2013, les Rafale de série sont dotés du radar à antenne active RBE2 AESA de Thales, alors qu'un tel radar alourdirait le nez de l'appareil et l'empêcherait de décoller. Comment un Français moyen serait assez naifs pour immaginer en toute bonne foi que la France aurait eu les moyens d'engager des Rafale à 150 millions d'Euros pièce sur les héatres d'opération d'Afghanistan, de Libye, du Mali, de Centrafrique et d'Irak.
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Conclusion :

 Alors que la dette nationale frise les 2 mille milliard d'Euros, que le gouvernement n'arrive pas aux 3% de déficit et que les Français dorment dans la rue, Dassault continue d'avoir toutes les attentions du gouvernement.


Source : Internet (page actualisée le 15/10/2014)

lundi 13 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): PLR contre Gripen

En septembre 2012, le conseiller fédéral Maurer avait averti les détracteurs du Gripen de ne pas s'obstiner à présenter des revendications unilatérales pour éviter que le partenaire ne se venge pas. En effet le ministre de la défense avait mis en garde les détracteurs du Gripen contre un possible retour de bâton de la part de la Suède.

Alors que la France atteignait les 2'000 milliards de dette et que le Dassault Rafale ne se vendait toujours pas, de sombres individus à la solde de la France auraient prétendu que la Suède prétendait un risque financier et que la petite Suisse aurait du exiger des garanties de la part de la grande Suède. Alors qu'au contraire, la Suisse aurait normalement du cracher au bassinet pour la rupture unilatérale des négociations d'achat.

Alors que la Suède avait garanti contractuellement à la Suisse un prix fixe de 3,126 milliards de francs pour l'acquisition de 22 avions de combat Gripen du constructeur Saab. Ce prix comprenait aussi l’armement, les simulateurs, le matériel logistique, etc. Les expériences faites en Suisse montrent que dans le cadre de l’acquisition d’avions, les accessoires constituait environ la moitié du prix, l’autre moitié couvrant l’achat de l’appareil lui-même.

Monsieur Maurer avait promit une transparence totale dès que l'accord-cadre avec la Suède avait été présenté au Conseil fédéral. A ce stade de la procédure, le ministre de la défense avait déjà estimé curieux qu'une sous-commission parlementaire accompagne aussi étroitement un dossier du gouvernement. Le Parlement était certes libre de le faire, mais déjà des questions gênantes se posaient quand à l'impartialité des examinateurs et entre autres de Messieurs Gerald Levrat, Thomas Hurter et Philipp Mueller.

Le conseiller fédéral Maurer était convaincu qu'il était impossible de trouver une faille dans ce dossier du JAS-39 Gripen E conclu avec SAAB et l'Etat suédois, à moins d'être fondamentalement contre l'armée. Comme ce n'était pas le cas du camp bourgeois, Monsieur Maurer n'arrivait pas à s'expliquer l'opposition du PLR, que par un financement occulte.

Depuis que le président du PLR Philipp Mueller avait critiqué le JAS-39 Gripen E, le président de l'UDC Ueli Maurer avait trouvé saumâtre qu'un parti bourgeois veuille précisément se profiler sur le dos de l'armée. Monsieur Blocher avait alors pris à partie Monsieur Mueller en le soupçonnant d'avoir été commandité par l'agence de communication Fahrner, qui avait un mandat pour le Rafale français. Monsieur Mueller est resté pantois devant cette attaque, mais n'a pas démenti ses accointances avec le groupe français Dassault.
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Plus graves furent les fuites savamment orchestrées par le pilote de F/A-18 Gerald Levrat qui fut par la suite renvoyé de l'armée.


Source : Internet (page actualisée le 14/10/2014)

Nouvel appareil de combat (NAC): Femmes contre Gripen

 D'après les analyses Vox du scrutin du 18 mai, le vote sur le Gripen, refusé par 53% des Suisses, n'était pas un vote pour ou contre l’armée.

 Les votants helvétiques, peu inspirés, ont refusé en toute bonne foi un type d’armement qu’ils avaient jugé inutile et non adapté aux types de menaces actuels. Cet argument peut se comprendre, car des appareils de combat, même dotés de capacité de détection nocturne semblaient impuissants face au terrorisme, au banditisme et au vandalisme, généré par l'immigration de masse. Les antimilitaristes avaient seulement profité de cette occasion pour prendre leur revanche sur le vote du F/A-18 et c'est une bonne nouvelle pour la démocratie suisse.

 Cependant, la tactique politicarde des écologistes et le dogmatisme des gauchistes, qui ont tenté un pas supplémentaire pour supprimer notre neutralité armée ne s'est pas réalisée. Les femmes ont fait pencher la balance en faveur du non, car elles ne comprenaient absolument pas sur quoi elles votaient. Mais quelque 53% des votants masculins se sont prononcés en faveur du nouvel appareil de combat, car ils se sont rendu compte que pour moitié prix, l'armée suisse pouvait s'équiper des dernières technologies.
 Il est inquiétant de constater que la proportion des femmes ayant glissé un bulletin négatif dans l’urne se monte à 58%. Un clivage de genre était très marqué dans les années 1980 et au début des années 1990. Les femmes avaient fait passer le scrutin antinucléaire de 1990. L’électorat féminin sensible aux questions de société, tel l'énergie, l'armée ou les drogues, est par contre complétement imperméables aux considérations économiques ou politiques.
 Force est de constater qu'une partie minoritaire de la population a réussi à manipuler l'opinion publique pour faire refuser un achat indispensable à la sécurité du pays. Au sujet du remplacement des vénérables F-5 E/F Tiger II par des JAS-39 Gripen, la démagogie et la manipulation ont fait échouer le bon sens et la sécurité.
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 Le seul canton de Genève, aux abois, grâce aux suffrages féminins extrémistes a réussi de faire basculer la majorité raisonnable du pays. Alors que les enjeux étaient bien posés et les priorités correctement définies, les gauchistes poussent à la roue pour que l’État Confédéral investisse toujours plus dans le social et que celui-ci profite toujours plus aux étrangers. Avons-nous les moyens d'héberger tous les chômeurs d'Europe, alors que notre défense de base est menacée de l'intérieur même de la patrie.


Source : Internet (page actualisée le 13/10/2014)

jeudi 9 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): Interventionnisme français

 Les politiciens français sont inquiets de l'influence décroissante de leur nation. Car les élites françaises aiment prendre position sur la scène internationale pour prendre de l'importance, mais l'économie, le Dollar et le pétrole font toujours la loi. En 2004, les Français avaient refusé de participer à l'intervention armée en Irak, car elle était montée de toutes pièces par les États-Unis pour s'assurer un approvisionnement régulier en pétrole.

 En 2014, le président de la France joue l'interventionnisme militaire, pour justifier les milliards investis dans Dassault, Thales et le bombardier nucléaire Rafale. Le bellicisme des présidents français successifs en Afrique tente de préserver les colonies françaises de l'appétit grandissant des Chinois pour cette région, sans réaliser que ces colonies avaient initialement appartenu aux Allemands, aux Anglais, aux Hollandais ou aux Belges. Conséquemment à ce changement de politique extérieure, les lobbies militaires et les néoconservateurs américains sont devenus plus francophiles.

 La Grande-Bretagne, affaiblie et humiliée en Irak et en Afghanistan, montre une certaine réticence à diriger l'offensive mondiale contre les islamistes. L'Allemagne, depuis l'humiliation de 1945, ne refuse de se lancer dans des aventures militaires hasardeuses. Par contre les présidents successifs de la France se prennent pour des monarques et lancent leur pays dans des luttes néo-coloniales. Pour préserver l'influence néocoloniale française sur le continent africain, le président français envoie des soldats français se battre sur plusieurs fronts en Françafrique, rappelant les massacres  en Algérie et le génocide au Rwanda.

 La France est intervenue militairement à près de quarante reprises sur le sol africain dans les cinquante dernières années et une vingtaine de fois entre 1981 et 1995. Certaines de ces opérations n’ont duré que quelques jours, d’autres ont donné lieu à des déploiements beaucoup plus longs . Souvent justifiées par les Français au nom de la protection des populations civiles et de l’application d’accords bilatéraux de défense ou de coopération militaire, ces interventions armées sont contestées par les oppositions politiques en Afrique ou en Europe. 

 En Centrafrique en 2014, le président français a envoyé quelque 1'000 soldats supplémentaires pour pacifier cette région, c'est à dire préserver les intérêts de la France face aux intérêts des Africains.
 En Syrie, le président français voulait faire intervenir en 2013 la France seule avec les Etat-Unis, uniquement pour minimiser la relation entre Washington et Londres.
 Au Mali en 2013, le président français a lancé la France dans une campagne militaire compliquée à l'aide de Mirage 2000, puis de Rafale, pour pacifier cette région, c'est à dire préserver les intérêts de la France face aux révolutionnaires.

 En Côte d'Ivoire en 2011, le président français a lancé la France dans une intervention courte mais notable.

 En Libye, le président français a lancé un ultimatum à Muammar Kadhafi en 2011. Soit il achetait des avions Rafale, soit la France intervenait militairement de manière unilatérale, ce qu'elle a fait. Le président français avait dit en 2007 :
  • L’Europe est aujourd’hui la seule force capable de porter un projet de civilisation (…) L’Amérique et la Chine ont déjà commencé la conquête de l’Afrique. Jusqu’à quand l’Europe attendra-t-elle pour construire l’Afrique de demain  ?
 Au Tchad, le président français a fait intervenir la France en 1986, uniquement pour sauver le régime corrompu.

 Or le palmarès des anciennes puissances impériales qui ont cherché à imposer leur valeurs « civilisées » à des régimes indigènes n’est guère encourageant. Depuis Suez en 1956, aucune intervention militaire extra-européenne n’a obtenu les résultats espérés. Dans tous les pays où elles ont établi une présence, elles laissent derrière elles plus de problèmes que de solutions.


Source : Internet (page actualisée le 09/10/2014)

mercredi 8 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): Contrat suédois

 Les Français de chez Dassault dénigrent la Suède et son JAS-39 Gripen. Ce pays nordique et neutre comme nous ne se contente pas de construire des avions de combat, elle produit aussi des sous-marins, des aciers réputés et des armes. Notre armée possède d'ailleurs le CV-90, un blindé suédois remarquable et la Confédération possède RUAG, qui détient SAAB Aérospace. Tout nous poussait à nous orienter vers un appareil suédois.

 L’achat d’un nouvel avion de combat fait toujours couler beaucoup d’encre et l'histoire ne se répète pas. Le JAS-39 Gripen E n'a pas rencontré dans les urnes, le même succès que le F/A-18 Hornet et a été de justesse refusé en votation populaire. Ce referendum était d’ailleurs bien légitime pour un tel investissement, qui engage notre pays pour les trente prochaines années au niveau de sa politique de sécurité. Il faut reconnaître que la la décision négative du Souverain a fortement nuis à la crédibilité de notre système de défense et son effet dissuasif a diminué. D'ici 2025, le même type d'appareil aurait aussi remplacé le F/A-18 C/D Hornet. mais il a suscité un vif débat public, où une somme de mensonges a induit le peuple en erreur.

 Aux yeux de ses détracteurs, le choix du plus mauvais avion, découlait simplement de l'unique critère du prix inférieur à ses concurrents. Or le meilleur marché était dans le même temps trop cher, car il n’affichait pas les mêmes performances d'emport à longue distance. Mais la compatibilité avec la taille du F-5, la compatibilité avec les armes du F/A-18, le radar supérieur, la vitesse supérieure et l'avionique supérieure ont été balayés d'un revers de main par les opposants à l'armée. Voilà un argumentaire qui laisse songeur, car le savoir-faire de l’industrie aéronautique suédoise est reconnu et ne date pas d’hier. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les Suédois ont construit des avions de combat aussi remarquables que le J-35 Draken ou le JA-37 Viggen. Les caractéristiques des avions de combat suédois sont qu'ils sont faciles d’entretien et conçus pour pouvoir décoller et atterrir sur des pistes courtes. Le JAS-39 Gripen possède d'ailleurs ces mêmes avantages en plus de sa polyvalence. L'époque des bombardiers nucléaires biréacteurs est révolue et le temps est venu de redimentionner notre armée selon des critères plus réalistes.

 L'investissement considérable en faveur d'un nouvel appareil de combat n'aurait pas du se résumer à une seule comparaison technique des performances des modèles en lice. Pour un pays comme la Suisse, qui entendait conserver sa neutralité armée, d'autres aspects politiques et industriels revêtaient une importance primordiale. Par exemple la sauvegarde de la branche aéronautique de RUAG aurait maintenu notre base industrielle de défense. Le partenariat avec la Suède était le plus réaliste et correspondait le plus aux options politiques prises par le Conseil Fédéral de nouer une coopération militaire avec un pays qui nous est proche politiquement, culturellement et économiquement.

 Pays froid et neutre comme la Suisse, la Suède a été confrontée à l’évolution de son environnement géostratégique depuis les années 1990. Affichant une politique de neutralité et de non-alliance, le royaume de Suède a toujours disposé d'une base industrielle de défense importante, car il faisait reposer toute son indépendance sur un degré d’autonomie industrielle et technologique très élevé, considéré à la taille du pays. La fin de la Guerre froide a remis en cause cette doctrine et a changé profondément la donne pour l’industrie d’armement suédoise. Tout en conservant une posture de pays non aligné, non-adhérant à l’OTAN, la Suède fait le choix d’un modèle d’armée au format moindre et dédié aux opérations internationales. Bien que réduites en volume, les forces armées suédoises se doivent d'être technologiquement beaucoup plus sophistiquées. Pour le ministère de la défense, il a fallu donc faire mieux avec moins. La chute des budgets militaires a obligé les forces armées à ne lancer de futur programme d’armement qu'en coopération, car un niveau technologique suffisant ne pouvait plus être assuré dans chaque domaine. La sécurité par la coopération s'est traduite pour les Suédois, par la reconnaissance de la clause de défense mutuelle inscrite dans le traité de Lisbonne et par une participation active à certains programmes majeurs :
  •  drone de combat Neuron lancé par RUAG avec la France,
  •  missiles air-air à courte portée infra-rouge AIM-2000 Iris T avec l'Allemagne,
  •  missile longue portée à stato-réacteur Meteor avec l'Europe,
  •  munition d’artillerie Excalibur avec les Etats-Unis,
  •  arme antichar Next-generation Light Anti-tank Weapon (NLAW) avec le Royaume-Uni.
  •  missile de croisière Taurus avec l’Allemagne.

 Tous ces projets auraient pu présenter un intérêt certain pour la Suisse concernant notamment notre artillerie, à la nécessité de disposer d’une arme antichar polyvalente ou encore aux missiles qui auraient équipé le JAS-39 Gripen E suisse. Au-delà du choix de l’avion, c’est donc bien d’un choix en matière de politique de sécurité dont il a été question en mai, mais le peuple ne l'a pas compris.


Source : Internet (page actualisée le 08/10/2014)

mardi 7 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): JAS-39 Gripen E pour 2020

 Tout s'enchaînait logiquement et pour notre sécurité, il aurait fallu voter OUI au Gripen en 2014, car il n'y a :
  1.  pas de liberté sans sécurité,
  2.  pas de sécurité sans armée,
  3.  pas d’armée sans Forces aériennes et
  4.  pas de Forces aériennes sans avions.
 Le vote négatif de 2014 fut sans appel, car les contestataires avaient préalablement semé le doute dans les esprits et le peuple suisse a mal voté. Or, pour notre pays, la sécurité, dont la protection de l’espace aérien demeure primordiale. Par conséquent, un appareil de combat polyvalent, performant, moderne est indispensable en nombre suffisant.

 De toute façon une solution de remplacement devra être trouvée lors de la mise hors-service des 52 F-5 E/F Tiger II. De plus, la flotte des 32 F/A-18 C/D Hornet doit impérativement être complétée pour assurer pleinement la protection de l’espace aérien. Or le JAS-39 Gripen E remplit non seulement toutes les exigences militaires, mais il est techniquement au plus haut niveau et est totalement compatible avec notre doctrine et notre équipement.

 Le Gripen E présente non seulement un coût d’acquisition et d’exploitation plus bas que ses concurrents, mais il possédait des capacité radar, une avionique et un défense passive supérieure. En fait, la charge financière annuelle de 300 millions de francs était largement supportable pour les finances de la Confédération. Cet achat aurait permis à la Suisse d’obtenir des commandes industrielles à hauteur de 2,5 milliards de francs et ce dernier argument aurait du à lui seul faire la différence. Car la coopération industrielle est capitale pour l’économie suisse. Toutes sortes d'industrie non seulement actives dans l’aviation auraient pu être impliquées directement ou indirectement dans le programme Gripen. Un accroissement des capacités et de la compétitivité de l’industrie suisse aurait pu être opéré grâce à des transferts de savoir-faire et de technologie.

 Les événements en Ukraine, en Crimée, au Togo, au Mali et en Syrie démontre que la paix internationale est un mythe. En conclusion, il aurait été de la responsabilité de chacun de se prononcer en faveur du Gripen E, car en 2020 la question du Gripen E va se reposer avec une toute autre acuité.
Economiquement et sécuritairement, il aurait fallu voter OUI au Gripen pour notre avenir, mais aussi pour nos finances.


Source : Internet (page actualisée le 07/10/2014)