Actuellement, comme force principale, les Forces aériennes suisses disposent de 26 chasseurs-bombardiers biréacteurs McDonnell Douglas F/A-18 Hornet C monoplaces et 6 F/A-18 Hornet D biplaces. Ces appareils américains construits en Suisse sous licence sont basés à Meiringen, Payerne et Sion. Malgré leur radar APG-76, deux de ces appareils biplaces ont été perdus lors de manœuvres dans les Alpes.

Pour appuyer ces appareils, les Forces aériennes suisses disposent de 42 chasseurs légers Northrop F-5 Tiger II E monoplaces et de 12 Northrop F-5 Tiger II F biplaces. Ces appareils américains construits en Suisse sous licence sont basés à Payerne, Emmen et Sion. Cantonnés à des missions de défense aérienne de jour et par beau temps, du fait des faibles capacités de leur radar APG-69, ces vétérans de Korée doivent être impérativement être remplacés, car ils sont incapables de détecter et d'engager des cibles volants à basse altitude.

En procédure de consultation devant le peuple, le SAAB JAS-39 Gripen E est le candidat idéal pour ce remplacement. Petit, agile, rapide, ce monoréacteur laisse une faible réponse radar et une faible trace thermique. Capable de Mach 2, cet appareil a la même taille que le Tiger et peut le remplacer sans modification de l'infrastructure. Disposant de l'équivalent radar de l'APG-81, de commandes de vol électrique HOTAS à triple redondance, d'une électronique ultra-rapide jugée dix fois plus rapide que ses concurrents, 22 chasseurs multi-rôles suédois peuvent reprendre toutes les missions des 54 F-5 et appuyer les 32 F/A-18. A terme, on pourrait même envisager que le JAS-39 Gripen E remplace les F/A-18, car son radar est supérieur, sa vitesse est supérieure, sa nacelle de reconnaissance LITENING livrée d'origine est la même que celle mise en option sur le Hornet. Ses capacités de dialogue avec les troupes au sol, avec les avions en vol et avec les satellites avec une concentration des informations sur un seul écran géant multicouleur en fait l'appareil idéal du XXIe siècle.

A côté de ces jets, les Forces aériennes suisses disposent encore de 28 Pilatus PC-7 à Locarno, de 15 PC-6 à Emmen, de 11 PC-9 et de 1 PC-12 à Emmen et de 8 PC-21 à Sion. Mais ces avions à hélice ne sont pas capable de faire la police du ciel.
Les Forces aériennes suisses disposent également de 1 BeechCraft, de 1 Citation et de 1 Falcon à Belp, de 1 TwinOtter et de 1 BeachKing à Dubendorf. Mais ces appareils de transport sont désarmés.
Pour appuyer ces avions, les Forces aériennes suisses disposent de 15 SuperPuma, de 12 Eurocopter Cougar, de 18 Eurocopter 635 et de 2 EC-135 à Payerne, Dubendorf et Alpnach. Mais ces hélicoptères n'ont pas un plafond suffisant, ni une vitesse suffisante pour faire la police du ciel.
Pour appuyer ces appareils, les Forces aériennes suisses disposent de 24 drônes ADS-95 et de 30 drônes KDZ-85. Mais ces engins guidés ne sont pas capable d'intervenir dans le cadre de la police du ciel.
Cette énumération montre que la Suisse, entourée par l'Union Européenne ne peut compter que sur ces propres forces, à la différence de l'Autriche qui appartient aux alliances OTAN et UE. L'avantage est que la Suisse ne sera jamais appelée a intervenir au delà de ses frontières, mais doit défendre son espace aérien coûte que coûte.
OUI au fonds Gripen le 18 mai 2014.
Source : Internet (page actualisée le 25/04/2014)




