La mort programmée de Dassault et du Rafale profitera au JAS-39 Gripen E.
Dans les années à venir, le marché des avions de combat occidentaux aura profondément changé. L'Angleterre, avec l'abandon programmé du Hawker Harrier à décollage vertical, se recentrera sur ses Panavia Tornado à géométrie variable et sur ses Eurofighter Typhoon. Parallèlement, l'Angleterre attend beaucoup du F-35 qu'elle développe avec les Américains. L'Allemagne continuera d'employer ses Panavia Tornado à géométrie variable tout en développant de nouvelles version de ses Eurofighter Typhoon. L'Italie, qui possède aussi des Tornado et des Typhoon, fait également partie du programme JSF. Peut-être que l'Italie pourrait alors louer ou revendre ses Typhoon surnuméraires à la Suisse.
La France handicapée par une dette de 2'000 milliards d'euros ne pourra continuer de faire cavalier seul et devra rejoindre un programme, européen, américain, russe ou chinois. Cet état de fait profitera indéniablement à ses adversaires, car plusieurs pays dans le monde vont devoir renouveler leur flotte. La France qui vient de perdre inexplicablement 5 appareils en 5 années n'a plus aucune crédibilité sur ce marché. Son ancien Dassault Rafale ne s'est d'ailleurs jamais vendu, car il rencontre des incompatibilités à plusieurs niveaux avec les armées mondiales.
Le MRCA, (Multi Role Combat Aicraft) fut une compétition visant à remplacer la foultitude de Mig-21 en service au sein de l’Indian Air Force. A part le F-15 Eagle, furent présentés les F/A-18 E/F Super Hornet, le F-16 IN Super Viper américains. L’Eurofighter Typhoon européen et le JAS-39 Gripen E/F suédois. Même la France présenta l'outsider Dassault Rafale. Or l'Inde est un pays continent, de vaste étendue, où la géopolitique d'achat est importante. Pour lutter à armes égales avec la Chine et le Pakistan, l'Inde avait le choix ente un appareil de son ancien colonisateur, un appareil du bloc soviétique ou un appareil américain. Or, étonnament devant les pressions diplomatique et les pot-de-vin, l'Inde finit par porter son choix sur l'Outsider français, qui avait tout d'abord été éliminé de la compétition. Alors que le JAS-39 Gripen E, choisi par le Brésil aurait idéalement convenu, seuls le Typhoon et le Rafale furent sélectionnés sur les critères techniques, puis que le Rafale s’imposa ensuite sur des malversations financières. En effet, le Rafale n'aura sans doute jamais de viseur de casque, ni de moteur performants et il restera à tout jamais incompatible avec l'Europe et avec l'OTAN.
Doté d'un grand potentiel de modernisation, le F-16 Super Viper a déjà été produit à 4 700 exemplaires et sa ligne de production subsistera jusqu’en 2017. Cet appareil simple et économique, produit par General Dynamic équipe de nombreuses forces aériennes depuis 1975. Racheté par Lockeed Martin, il sera remplacé par le F-35, mais le JAS-35 Gripen E/F suédois risque fort de lui ravir la vedette.
Le F/A-18 E/F Super Hornet est la quintessence de ce qui peut être produit comme avion de combat et il existe également en version EA-18G Growler. Évolution du célèbre Hornet multi-rôle un temps choisi par la Marine Française, cet avion aux performances inégalées produit par Boeing possède des capacités multirôles incontestables pour un coût maitrisé.
Produit à plus de 600 exemplaires, le Typhoon II est l'avion qu'aurait pu devenir le Dassault Rafale si la France n'avait pas comme à son habitude trahit l'Europe. Volant quasiment mille km/h plus vite que le vilain canard français, le Typhoon a été exporté dans 6 pays. A la différence de son cousin français, il a encore des possibilité des développement dans ses capacités multi-rôles. Son radar est un développement de celui du Gripen et surclasse tout ce qui vole actuellement
Le F-35 Lightning II devait être l'appareil du futur, mais il rencontre des retards et des dépassements de budgets. le programme du JSF a rapidement été rejoint par une dizaine de pays qui participent à son financement et à sa réalisation. Cet avion devrait être produit à plus de 2 000 exemplaires et devrait être distribué aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni entre autres. L'appareil existe en trois variantes A, B et C et les partenaires sont également de trois niveaux de coopération (conception, construction ou paiement)
Le JAS-39 Gripen E/F est le premier avion multirôle de nouvelle génération à être entré en service en Europe et il a été exporté dans six pays différents. La version E/F a donné un nouvel appareil de combat doté un nouveau moteur, un nouveau système d’arme, et une cellule revue pour donner plus d’autonomie. Réellement multirôle, intelligement conçu avec des équipements disponibles sur le marché, l’avion a coûté bien moins cher que ses concurrents européens. Le gouvernement suédois avait donné son aval au développement du JAS-39 Gripen E/F à la condition d’associer un pays partenaire. Suite aux malversations françaises qui ont entraîné le refus du renouvellement en Suisse, la firme Saab s'est tournée vers le Brésil pour la construction du nouvel appareil. Malgré tout, l’avion a un bel avenir devant lui, et un horizon dégagé de tout concurrent… Ou presque.
Cependant, le JAS-39 Gripen E était le bon choix pour la Suisse, car il satisfaisait aux exigences militaires.
Polyvalent, capable d'engagement air-air, air-sol et de reconnaissance, il est doté d'un niveau technique de pointe, comme des capteurs infrarouge passifs, un radar AESA, des missiles longue portée METEOR, des missiles courte portée IRIS-T, une communication satellitaire, une Link-16 OTAN, une avionique ultra rapide, des commandes électriques à triple redondance, séparation des fonctions de vol et de combat et une concentration de multiples sources de données dans le casque ou sur écran plat.
De plus cet appareil était celui qui convenait le mieux aux forces aériennes suisses, car entièrement compatible avec la politique suisse (neutralité, climat froid, indépendance, non affiliation à l'euro...), doctrine suisse (atterrissage sur routes, FLORAKO, cavernes alpines...), complètement compatible avec les F/A-18 C/D Hornet (même type de moteur, même armement, même système de cryptage,...) et les F-5 E/F Tiger (même taille, même armement, même mission...). De plus le JAS-39 Gripen E/F coûtait moitié prix d'un Rafale ou d'un Typhoon et entrait dans l'enveloppe budgétaire définie par le Parlement.
Le Rafale et surtout le programme Rafale sont dans une contradiction incroyable. Conçu dans les années huitante, 100 avions produits et livrés, et une mise en service opérationnelle avec des capacités très limités n’est pas attendue avant 2016. Des coûts de développement qui explosent, et un coût de fabrication qui ne profite pas encore d’une production en grande série (sic !). Les problèmes liés à la mise au point des logiciels de l’avion ne font que commencer. Le Rafale ne sera plus en production en 2018, car Dassault, comme l’État Français auront fait faillite. En trente années d'existence, l'appareil franco-français n'aura jamais été exporté entrainant Dassault dans la faillite, comme l'aura bien malgré lui profité d’une baisse de financement des armées françaises, limitant son taux de production à un avion par mois. Ce qui fait que Dassault produira des Rafale pour quelques années encore. La production de la quatrième tranche en cours de production devrait perdurer jusqu’à 2019, sauf si une commande export venait s’intercaler. L’armée française espère en effet que la livraison d’avions vers un client étranger lui permettra de sauvegarder des crédits pour l’acquisition d’autres équipements. D’ores et déjà, une cinquième tranche de production est prévue, mais la définition technique n’est pas encore arrêtée. Ce qui laisse présager une industrialisation de l’avion jusqu’en 2025 voire au-delà. Comme l’État français a 2'000 milliards d'Euros de dette, le Rafale aura été remplacé par des JAS-39 Gripen E/F bien plus rapides et bien meilleur marché.
Après la disparition du Rafale, de Dassault et de la France en 2018, la Suisse, qui devra remplacer cette fois-ci ses F/A-18 C/D
biréacteurs reste la solution américaine du F-35 qui coûtera dix fois plus cher que le JAS-39 Gripen E. Et au-delà des considérations techniques, c’est avant tout un choix politique qu’il devra faire. S’affranchir totalement de la tutelle américaine en choisissant la solution suédoise intelligente ou une solution européenne, avec la possibilité d’un transfert de technologie total et potentiellement de bien meilleures contreparties industrielles. La solution suédoise quant à elle offre l’avantage d’une solution plus économique à l’achat et à l’entretien, car plus léger et tout aussi performant.
Source : Internet (page actualisée le 2014/05/28)