lundi 13 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): PLR contre Gripen

 En septembre 2012, le conseiller fédéral Maurer avait averti les détracteurs du Gripen de ne pas s'obstiner à présenter des revendications unilatérales pour éviter que le partenaire ne se venge pas. En effet le ministre de la défense avait mis en garde les détracteurs du Gripen contre un possible retour de bâton de la part de la Suède.

 Alors que la France atteignait les 2'000 milliards de dette et que le Dassault Rafale ne se vendait toujours pas, de sombres individus à la solde de la France auraient prétendu que la Suède prétendait un risque financier et que la petite Suisse aurait du exiger des garanties de la part de la grande Suède. Alors qu'au contraire, la Suisse aurait normalement du cracher au bassinet pour la rupture unilatérale des négociations d'achat.

 Alors que la Suède avait garanti contractuellement à la Suisse un prix fixe de 3,126 milliards de francs pour l'acquisition de 22 avions de combat Gripen du constructeur Saab. Ce prix comprenait aussi l’armement, les simulateurs, le matériel logistique, etc. Les expériences faites en Suisse montrent que dans le cadre de l’acquisition d’avions, les accessoires constituait environ la moitié du prix, l’autre moitié couvrant l’achat de l’appareil lui-même.

 Monsieur Maurer avait promit une transparence totale dès que l'accord-cadre avec la Suède avait été présenté au Conseil fédéral. A ce stade de la procédure, le ministre de la défense avait déjà estimé curieux qu'une sous-commission parlementaire accompagne aussi étroitement un dossier du gouvernement. Le Parlement était certes libre de le faire, mais déjà des questions gênantes se posaient quand à l'impartialité des examinateurs et entre autres de Messieurs Gerald Levrat, Thomas Hurter et Philipp Mueller.

 Le conseiller fédéral Maurer était convaincu qu'il était impossible de trouver une faille dans ce dossier du JAS-39 Gripen E conclu avec SAAB et l'Etat suédois, à moins d'être fondamentalement contre l'armée. Comme ce n'était pas le cas du camp bourgeois, Monsieur Maurer n'arrivait pas à s'expliquer l'opposition du PLR, que par un financement occulte.

 Depuis que le président du PLR Philipp Mueller avait critiqué le JAS-39 Gripen E, le président de l'UDC Ueli Maurer avait trouvé saumâtre qu'un parti bourgeois veuille précisément se profiler sur le dos de l'armée. Monsieur Blocher avait alors pris à partie Monsieur Mueller en le soupçonnant d'avoir été commandité par l'agence de communication Fahrner, qui avait un mandat pour le Rafale français. Monsieur Mueller est resté pantois devant cette attaque, mais n'a pas démenti ses accointances avec le groupe français Dassault.

Plus graves furent les fuites savamment orchestrées par le pilote de F/A-18 Gerald Levrat qui fut par la suite renvoyé de l'armée.

Source : Internet (page actualisée le 14/10/2014)

Nouvel appareil de combat (NAC): Femmes contre Gripen

 D'après les analyses Vox du scrutin du 18 mai, le vote sur le Gripen, refusé par 53% des Suisses, n'était pas un vote pour ou contre l’armée.

 Les votants helvétiques, peu inspirés, ont refusé en toute bonne foi un type d’armement qu’ils avaient jugé inutile et non adapté aux types de menaces actuels. Cet argument peut se comprendre, car des appareils de combat, même dotés de capacité de détection nocturne semblaient impuissants face au terrorisme, au banditisme et au vandalisme, généré par l'immigration de masse. Les antimilitaristes avaient seulement profité de cette occasion pour prendre leur revanche sur le vote du F/A-18 et c'est une bonne nouvelle pour la démocratie suisse.

 Cependant, la tactique politicarde des écologistes et le dogmatisme des gauchistes, qui ont tenté un pas supplémentaire pour supprimer notre neutralité armée ne s'est pas réalisée. Les femmes ont fait pencher la balance en faveur du non, car elles ne comprenaient absolument pas sur quoi elles votaient. Mais quelque 53% des votants masculins se sont prononcés en faveur du nouvel appareil de combat, car ils se sont rendu compte que pour moitié prix, l'armée suisse pouvait s'équiper des dernières technologies.
 Il est inquiétant de constater que la proportion des femmes ayant glissé un bulletin négatif dans l’urne se monte à 58%. Un clivage de genre était très marqué dans les années 1980 et au début des années 1990. Les femmes avaient fait passer le scrutin antinucléaire de 1990. L’électorat féminin sensible aux questions de société, tel l'énergie, l'armée ou les drogues, est par contre complétement imperméables aux considérations économiques ou politiques.
 Force est de constater qu'une partie minoritaire de la population a réussi à manipuler l'opinion publique pour faire refuser un achat indispensable à la sécurité du pays. Au sujet du remplacement des vénérables F-5 E/F Tiger II par des JAS-39 Gripen, la démagogie et la manipulation ont fait échouer le bon sens et la sécurité.
 Le seul canton de Genève, aux abois, grâce aux suffrages féminins extrémistes a réussi de faire basculer la majorité raisonnable du pays. Alors que les enjeux étaient bien posés et les priorités correctement définies, les gauchistes poussent à la roue pour que l’État Confédéral investisse toujours plus dans le social et que celui-ci profite toujours plus aux étrangers. Avons-nous les moyens d'héberger tous les chômeurs d'Europe, alors que notre défense de base est menacée de l'intérieur même de la patrie.

Source : Internet (page actualisée le 13/10/2014)

jeudi 9 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): Interventionnisme français

 Les politiciens français sont inquiets de l'influence décroissante de leur nation. Car les élites françaises aiment prendre position sur la scène internationale pour prendre de l'importance, mais l'économie, le Dollar et le pétrole font toujours la loi. En 2004, les Français avaient refusé de participer à l'intervention armée en Irak, car elle était montée de toutes pièces par les États-Unis pour s'assurer un approvisionnement régulier en pétrole.

 En 2014, le président de la France joue l'interventionnisme militaire, pour justifier les milliards investis dans Dassault, Thales et le bombardier nucléaire Rafale. Le bellicisme des présidents français successifs en Afrique tente de préserver les colonies françaises de l'appétit grandissant des Chinois pour cette région, sans réaliser que ces colonies avaient initialement appartenu aux Allemands, aux Anglais, aux Hollandais ou aux Belges. Conséquemment à ce changement de politique extérieure, les lobbies militaires et les néoconservateurs américains sont devenus plus francophiles.

 La Grande-Bretagne, affaiblie et humiliée en Irak et en Afghanistan, montre une certaine réticence à diriger l'offensive mondiale contre les islamistes. L'Allemagne, depuis l'humiliation de 1945, ne refuse de se lancer dans des aventures militaires hasardeuses. Par contre les présidents successifs de la France se prennent pour des monarques et lancent leur pays dans des luttes néo-coloniales. Pour préserver l'influence néocoloniale française sur le continent africain, le président français envoie des soldats français se battre sur plusieurs fronts en Françafrique, rappelant les massacres  en Algérie et le génocide au Rwanda.

 La France est intervenue militairement à près de quarante reprises sur le sol africain dans les cinquante dernières années et une vingtaine de fois entre 1981 et 1995. Certaines de ces opérations n’ont duré que quelques jours, d’autres ont donné lieu à des déploiements beaucoup plus longs . Souvent justifiées par les Français au nom de la protection des populations civiles et de l’application d’accords bilatéraux de défense ou de coopération militaire, ces interventions armées sont contestées par les oppositions politiques en Afrique ou en Europe. 

 En Centrafrique en 2014, le président français a envoyé quelque 1'000 soldats supplémentaires pour pacifier cette région, c'est à dire préserver les intérêts de la France face aux intérêts des Africains.
 En Syrie, le président français voulait faire intervenir en 2013 la France seule avec les Etat-Unis, uniquement pour minimiser la relation entre Washington et Londres.
 Au Mali en 2013, le président français a lancé la France dans une campagne militaire compliquée à l'aide de Mirage 2000, puis de Rafale, pour pacifier cette région, c'est à dire préserver les intérêts de la France face aux révolutionnaires.

 En Côte d'Ivoire en 2011, le président français a lancé la France dans une intervention courte mais notable.

 En Libye, le président français a lancé un ultimatum à Muammar Kadhafi en 2011. Soit il achetait des avions Rafale, soit la France intervenait militairement de manière unilatérale, ce qu'elle a fait. Le président français avait dit en 2007 :
  • L’Europe est aujourd’hui la seule force capable de porter un projet de civilisation (…) L’Amérique et la Chine ont déjà commencé la conquête de l’Afrique. Jusqu’à quand l’Europe attendra-t-elle pour construire l’Afrique de demain  ?
 Au Tchad, le président français a fait intervenir la France en 1986, uniquement pour sauver le régime corrompu.

 Or le palmarès des anciennes puissances impériales qui ont cherché à imposer leur valeurs « civilisées » à des régimes indigènes n’est guère encourageant. Depuis Suez en 1956, aucune intervention militaire extra-européenne n’a obtenu les résultats espérés. Dans tous les pays où elles ont établi une présence, elles laissent derrière elles plus de problèmes que de solutions.
Frontaliers français se pressant quotidiennement à la douane

Source : Internet (page actualisée le 09/10/2014)

mercredi 8 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): Contrat suédois

 Les Français de chez Dassault dénigrent la Suède et son JAS-39 Gripen. Ce pays nordique et neutre comme nous ne se contente pas de construire des avions de combat, elle produit aussi des sous-marins, des aciers réputés et des armes. Notre armée possède d'ailleurs le CV-90, un blindé suédois remarquable et la Confédération possède RUAG, qui détient SAAB Aérospace. Tout nous poussait à nous orienter vers un appareil suédois.

 L’achat d’un nouvel avion de combat fait toujours couler beaucoup d’encre et l'histoire ne se répète pas. Le JAS-39 Gripen E n'a pas rencontré dans les urnes, le même succès que le F/A-18 Hornet et a été de justesse refusé en votation populaire. Ce referendum était d’ailleurs bien légitime pour un tel investissement, qui engage notre pays pour les trente prochaines années au niveau de sa politique de sécurité. Il faut reconnaître que la la décision négative du Souverain a fortement nuis à la crédibilité de notre système de défense et son effet dissuasif a diminué. D'ici 2025, le même type d'appareil aurait aussi remplacé le F/A-18 C/D Hornet. mais il a suscité un vif débat public, où une somme de mensonges a induit le peuple en erreur.

 Aux yeux de ses détracteurs, le choix du plus mauvais avion, découlait simplement de l'unique critère du prix inférieur à ses concurrents. Or le meilleur marché était dans le même temps trop cher, car il n’affichait pas les mêmes performances d'emport à longue distance. Mais la compatibilité avec la taille du F-5, la compatibilité avec les armes du F/A-18, le radar supérieur, la vitesse supérieure et l'avionique supérieure ont été balayés d'un revers de main par les opposants à l'armée. Voilà un argumentaire qui laisse songeur, car le savoir-faire de l’industrie aéronautique suédoise est reconnu et ne date pas d’hier. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les Suédois ont construit des avions de combat aussi remarquables que le J-35 Draken ou le JA-37 Viggen. Les caractéristiques des avions de combat suédois sont qu'ils sont faciles d’entretien et conçus pour pouvoir décoller et atterrir sur des pistes courtes. Le JAS-39 Gripen possède d'ailleurs ces mêmes avantages en plus de sa polyvalence. L'époque des bombardiers nucléaires biréacteurs est révolue et le temps est venu de redimentionner notre armée selon des critères plus réalistes.

 L'investissement considérable en faveur d'un nouvel appareil de combat n'aurait pas du se résumer à une seule comparaison technique des performances des modèles en lice. Pour un pays comme la Suisse, qui entendait conserver sa neutralité armée, d'autres aspects politiques et industriels revêtaient une importance primordiale. Par exemple la sauvegarde de la branche aéronautique de RUAG aurait maintenu notre base industrielle de défense. Le partenariat avec la Suède était le plus réaliste et correspondait le plus aux options politiques prises par le Conseil Fédéral de nouer une coopération militaire avec un pays qui nous est proche politiquement, culturellement et économiquement.

 Pays froid et neutre comme la Suisse, la Suède a été confrontée à l’évolution de son environnement géostratégique depuis les années 1990. Affichant une politique de neutralité et de non-alliance, le royaume de Suède a toujours disposé d'une base industrielle de défense importante, car il faisait reposer toute son indépendance sur un degré d’autonomie industrielle et technologique très élevé, considéré à la taille du pays. La fin de la Guerre froide a remis en cause cette doctrine et a changé profondément la donne pour l’industrie d’armement suédoise. Tout en conservant une posture de pays non aligné, non-adhérant à l’OTAN, la Suède fait le choix d’un modèle d’armée au format moindre et dédié aux opérations internationales. Bien que réduites en volume, les forces armées suédoises se doivent d'être technologiquement beaucoup plus sophistiquées. Pour le ministère de la défense, il a fallu donc faire mieux avec moins. La chute des budgets militaires a obligé les forces armées à ne lancer de futur programme d’armement qu'en coopération, car un niveau technologique suffisant ne pouvait plus être assuré dans chaque domaine. La sécurité par la coopération s'est traduite pour les Suédois, par la reconnaissance de la clause de défense mutuelle inscrite dans le traité de Lisbonne et par une participation active à certains programmes majeurs :
  •  drone de combat Neuron lancé par RUAG avec la France,
  •  missiles air-air à courte portée infra-rouge AIM-2000 Iris T avec l'Allemagne,
  •  missile longue portée à stato-réacteur Meteor avec l'Europe,
  •  munition d’artillerie Excalibur avec les Etats-Unis,
  •  arme antichar Next-generation Light Anti-tank Weapon (NLAW) avec le Royaume-Uni.
  •  missile de croisière Taurus avec l’Allemagne.

 Tous ces projets auraient pu présenter un intérêt certain pour la Suisse concernant notamment notre artillerie, à la nécessité de disposer d’une arme antichar polyvalente ou encore aux missiles qui auraient équipé le JAS-39 Gripen E suisse. Au-delà du choix de l’avion, c’est donc bien d’un choix en matière de politique de sécurité dont il a été question en mai, mais le peuple ne l'a pas compris.


Source : Internet (page actualisée le 08/10/2014)

mardi 7 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): JAS-39 Gripen E pour 2020

 Tout s'enchaînait logiquement et pour notre sécurité, il aurait fallu voter OUI au Gripen en 2014, car il n'y a :
  1.  pas de liberté sans sécurité,
  2.  pas de sécurité sans armée,
  3.  pas d’armée sans Forces aériennes et
  4.  pas de Forces aériennes sans avions.
 Le vote négatif de 2014 fut sans appel, car les contestataires avaient préalablement semé le doute dans les esprits et le peuple suisse a mal voté. Or, pour notre pays, la sécurité, dont la protection de l’espace aérien demeure primordiale. Par conséquent, un appareil de combat polyvalent, performant, moderne est indispensable en nombre suffisant.

 De toute façon une solution de remplacement devra être trouvée lors de la mise hors-service des 52 F-5 E/F Tiger II. De plus, la flotte des 32 F/A-18 C/D Hornet doit impérativement être complétée pour assurer pleinement la protection de l’espace aérien. Or le JAS-39 Gripen E remplit non seulement toutes les exigences militaires, mais il est techniquement au plus haut niveau et est totalement compatible avec notre doctrine et notre équipement.

 Le Gripen E présente non seulement un coût d’acquisition et d’exploitation plus bas que ses concurrents, mais il possédait des capacité radar, une avionique et un défense passive supérieure. En fait, la charge financière annuelle de 300 millions de francs était largement supportable pour les finances de la Confédération. Cet achat aurait permis à la Suisse d’obtenir des commandes industrielles à hauteur de 2,5 milliards de francs et ce dernier argument aurait du à lui seul faire la différence. Car la coopération industrielle est capitale pour l’économie suisse. Toutes sortes d'industrie non seulement actives dans l’aviation auraient pu être impliquées directement ou indirectement dans le programme Gripen. Un accroissement des capacités et de la compétitivité de l’industrie suisse aurait pu être opéré grâce à des transferts de savoir-faire et de technologie.

 Les événements en Ukraine, en Crimée, au Togo, au Mali et en Syrie démontre que la paix internationale est un mythe. En conclusion, il aurait été de la responsabilité de chacun de se prononcer en faveur du Gripen E, car en 2020 la question du Gripen E va se reposer avec une toute autre acuité.

Economiquement et sécuritairement, il aurait fallu voter OUI au Gripen pour notre avenir, mais aussi pour nos finances.


Source : Internet (page actualisée le 07/10/2014)

lundi 6 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): Révélations tandancieuses

Dans les journaux du groupe Dassault, les Français jubilent, car des vérifications de routine sur l'avion de combat européen ont révélé en Autriche un problème sur une pièce du fuselage qui réduit des deux tiers la durée de vie de ce composant. Incapable de lutter en qualité, en compatibilité, en prix ou en performance avec leur appareil omnirôle, les journaux du groupe Dassault tentent de dévier le débat sur le plan politique.

Les journaux du groupe Dassault se réjouissent qu'après l'Allemagne, la mauvaise passe se poursuive en Autriche pour le chasseur européen. Une vérification de routine opérés par les forces armées autrichiennes a révélé un problème minime sur une pièce du fuselage de l'Eurofighter susceptible de réduire la durée de vie du composant des deux tiers. Le fuselage de l'avion de combat est fabriqué par Premium Aerotec, une filiale allemande d'Airbus Group. Le problème a été signalé en août et doit être résolu par des modifications en cours, ajoutent-elles sans identifier le fabricant du composant.

Bien que cinq Rafale se sont abattus dernièrement, la sécurité en vol de l'Eurofighter n'en n'est pas affectée selon l'armée autrichienne, qui compte une quinzaine d'appareil de combat de ce type. Le problème est situé à l'arrière du fuselage et ramène la durée de vie d'un composant mineur de 6.000 à 2.000 heures de vol. A Berlin, le ministère de la Défense a confirmé le problème en le qualifiant s'insignifiant et en soulignant qu'il n'affectait pas les capacités immédiates des forces aériennes allemandes. Le porte-parole du ministère, Ingo Gerhartz, a précisé que BAE Systems avait identifié des trous de perçage "qui ne correspondent pas aux critères de conception" et effectuait des tests pour en mesurer l'impact.

Les Français de chez Dassault avaient tout fait pour soulever des soupçons de pots-de-vin su sujet du contrat Eurofighter. Dans les journaux du groupe Dassault, les Français jubilent, car depuis 2012, la justice allemande et autrichienne soupçonne le constructeur aéronautique européen Airbus Group (alors EADS) d'avoir versé au moins 70 millions d'euros de pots-de-vin dans la vente d'avions de combat Eurofighter à l'Autriche. Les soupçons de corruption, lancés par les Français autour de ce contrat d'armement, conclu en 2003, avaient rythmé la vie politique autrichienne au cours des dernières années.

Dans les journaux du groupe Dassault, les Français jubilent, car ils ont réussis à faire passer la commande de 2 milliards d'euros pour 18 Eurofighter Typhoon à 15 appareils sous l'effet du scandale provoqué. Finalement la commande pour ce splendide appareil fabriqué en Europe par le consortium Eurofighter, (Airbus Group, BAE Systems et FinMeccanica), avait été réduite en 2007, plusieurs partis pro-français demandant l'annulation pure et simple du contrat.


Rappelons que depuis 2003, plus de 400 Eurofighter sont entrés en service dans pas moins de six pays, dont l'Allemagne, l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne, l'Autriche et l'Arabie Saoudite. Par contre, malgré tous les efforts diplomatiques, militaires et politiques des Français, leur appareil omnirôle, sans casque de visée et sans liaison satellite ne s'est jamais exporté.


Source : Internet (page actualisée le 06/10/2014)

mercredi 1 octobre 2014

Nouvel appareil de combat (NAC): Point de vue légal

 Petite analyse critique de l’achat des Gripen à la lumière du droit et de la politique de neutralité.
  • Le débat politique a fait rage, alors que le Département fédéral de la défense (DDPS) avait annoncé en 2011 son intention de remplacer les 52 F-5 E/F Tiger II par 22 JAS-39 E Gripen.
  • En 2012, le Conseil fédéral avait rendu public son message sur le remplacement des antiques avions de combat Tiger par des ultra modernes Gripen.
  • En 2013, le Conseil des États puis le Conseil national s'étaient rendu compte de la nécessité de ce remplacement et avaient appuyé le Conseil Fédéral.
 Dans son message, le Conseil fédéral a mis en exergue l'argument de la neutralité et de la souveraineté. Car sans alliance militaire, la Confédération helvétique doit pouvoir organiser une surveillance aérienne indépendante.  Or, tenant compte de frein à l'endettement imposé par la gauche, le JAS-39 Gripen E apparaît le candidat le plus approprié pour remplacer la flotte actuelle, devenue vétuste.

 Dans le Droit coutumier, la surveillance aérienne est prévue dans le cas d’une activation du droit de neutralité et ce droit de neutralité s’active en cas de conflit international armé et vise à régler les relations entre l’État neutre et les États en conflit.  Le droit coutumier de neutralité permet en cas de violation de l’espace aérien le recours aux moyens à disposition, en d’autres termes, seuls les moyens déjà disponibles au moment de l’activation du droit de neutralité peuvent être utilisés.  Mais la réaction à une violation de l’espace aérien peut débuter aussi par la diplomatie, comme des protestations formelles contre le non-respect de la neutralité,  mais par la suite, l’achat de 22 JAS-39 Gripen E aurait également permis d'assurer la continuation du droit coutumier de neutralité.

 De plus, la taille particulière de la Suisse, les difficultés techniques et les coûts liés à la surveillance de l’espace aérien incitent à penser qu'un nombre suffisant d'appareils de combat opérationnels sont un argument décisif pour pouvoir exercer le droit coutumier de neutralité face aux Etats en conflit.  L’achat de 22 JAS-39 Gripen E aurait été une part importante du renforcement de la neutralité confédérale séculaire.  En plus du droit coutumier de neutralité, le droit permanent de neutralité exige des Etats neutres une surveillance aérienne, qui règle les droits et devoirs en temps de paix. Sous cet angle, le remplacement des F-5 E/F Tiger II est impératif, car le droit permanent de neutralité exige expressement des Etats neutres qu’ils se comportent en temps de paix de manière à ne pas rendre impossible le respect du droit coutumier de neutralité en cas de conflits. L’entrée dans l’OTAN aurait fait partie des actes, qui iraient à l’encontre de cette condition, alors qu'à l'inverse, l’achat d’avions de combat pour assurer la surveillance aérienne est vivement recommandé. En effet, ne pas acheter ces avions a rendu difficile le respect du droit coutumier de neutralité en cas de conflit.

 Ne pas reconnaître une telle obligation juridique provoque la situation dangereuse dans laquelle les Etats neutres s'appuient égoïstement sur les autres pour assurer leurs obligations. Le remplacement des Tiger par des Gripen était la seule mesure capable de renforcer la crédibilité de la politique de neutralité exercée par la Confédération helvétique. Face aux pressions de l'UE et de l'OTAN, la Suisse doit rendre légitime et crédible ses points de vue sur la scène internationale. Depuis la fin de la Guerre froide, les acteurs internationaux exigent toujours de la Suisse qu’elle entretienne une capacité complète de surveiller son espace aérien en vue d’assurer son statut d’Etat neutre. En raison des coûts élevés de l’achat d’armes modernes, la crédibilité de la neutralité suisse pourrait même en souffrir.  En effet, les moyens à disposition de la Suisse sont tendanciellement à la baisse, ce qui a pour conséquence de renforcer la dépendance à moyen et long terme envers des organisations de sécurité collective comme l’OTAN.  En d’autres terme, la Suisse risquerait de ne plus être crédible et doit se procurer l’armement nécessaire si elle entend agir seule.

 En cas d'hypothétique scénario de tensions accrues, la capacité de la Suisse d’assurer sur une longue période sa défense sera fortement diminuée par la réduction de l’armée de l’air induite par le non-remplacement des 52 F-5 E/F Tiger II.  La dépendance vis-à-vis de l’OTAN et de l'UE ira alors croissante, car la surveillance indépendante exigée par les acteurs internationaux ne peut déjà plus être assurée.  Pour éviter  l’outsourcing de notre défense, le remplacement des 52 F-5 E/F Tiger II par 22 JAS-39 Gripen E a été vainement exigé par le Conseil Fédéral, les Conseillers aux Etats et les Conseillers nationaux.

 Sur la base d’arguments liés à la neutralité, la Suisse n'aurait pas du renoncer à l’achat des Gripen, car ils servent la cause de la neutralité.


Source : Internet (page actualisée le 01/10/2014)