En 2009, les Français forçaient la main du président Luiz Inácio Lula da Silva pour que le Rafale soit choisi par le Brésil. Mais les autres fournisseurs révélaient l'affaire dans la presse et des rumeurs de pots de vin se mirent à circuler. Le Français Jean-Marc Merialdo, essaie alors de remettre les pendules à l’heure et de dissimuler les défauts rédibitoires de l'appareil de Dassault, comme son prix ou son obsolescence technologique. Mais c'est parole contre parole et la France n'a pu convaincre.
Après cet épisode, le président Lula n'a plus été soutenu par la hiérarchie militaire et il octroya alors un délai supplémentaire à SAAB, car la candidature du Gripen semblait également convaincante. D'ailleurs, les militaires, en première ligne pour juger l'appareil pensent déjà en effet qu'il était le plus adapté aux besoins des forces aériennes du pays.
En 2010, un compte-rendu d’évaluation mettait le Gripen en première place, Mais, deux ans plus tard, un autre rapport d’analyse invitait Brasilia à choisir le FA-18 de Boeing, car le coût unitaire du Rafale à 175 millions d’euros détonnait avec un prix de 142,3 millions d’euros pour les forces françaises, Le coût de l’avion de Dassault avait été ignominieusement majoré à l’export,
Les Français se rendent compte que le coût d’acquisition et de maintenance est déterminant
Au sein du Mercosur, le Brésil fait figure de bon élève. Mais les indicateurs économiques n’incitent cependant guère à l’optimisme : les taux d’intérêts sont élevés, le prix des matières premières indigènes stagnent, l’inflation guette, le déficit courant se creuse, la dette publique représente 58,8% du PIB et les finances publiques sont sous tension. Sur le plan monétaire, le Real est malmené sur les marchés depuis l’annonce de l’ex-président de la FED d’un probable durcissement de sa politique.
Dans ces conditions, le choix d’un avion de combat peu onéreux, tant à l’achat qu’en exploitation, se comprend. De plus, la logique financière prend en compte le ratio coût-efficacité plus favorable du Gripen. Car le Gripen, beaucoup plus rustique, privilégie l'efficacité avec des équipement à la pointe du progrès. Sur papier. l'heure de vol du Gripen monoréacteur n'est que de 4'500 Unités de Compte Européenne contre 39'000 pour le Rafale franco-français. Il va sans dire que tant l’État français que la firme Dassault promettent depuis des lustres une hypothétique mise à niveau des moteurs et de l'avionnique. Mais, il faut bien dire que le situation de la France n'est guère plus enviable que celle du Brésil.
Les Français mettent en doute les nouvelles ambitions aéronavales du Brésil
Le Brésil dispose déjà de capacités aéronavales, avec le Sao Paulo, un ancien porte-avion français acheté d'occasion. Mais les excellents A-4 Skyhawk, dont il est doté ne dureront pas éternellement. Le choix du F/A-18 Hornet ou éventuellement du Rafale, deux avions embarqués, aurait pu sembler logique pour les ambitions brésiliennes. Mais Saab avait également développé une version navale de son Gripen E/F, qu'il avait déjà proposé à l'Inde.
Les Français dénigrent le Gripen E/F en développement
Pour dénigrer la base saine du Gripen, Français ont mis le paquet. Lors de son évaluation par les forces militaires suisses, Dassault a mandaté plusieurs agences en 2008 pour faire du tort à l'appareil suédois et promouvoir l'invendable Rafale. Ces agences ne se sont jamais appesanties sur les 5 mystérieux crashes de Rafale en temps de paix, mais ont mis en exergue les capacités insuffisantes du réservoir de l'ancien Gripen C/D. A ce sujet, d'anciens rapports d'évaluation préalables ultra secrets ont été rendus public et ont débouchés sur une enquête pénale. De plus, des cadres supérieurs du département de la Défense ont été grassement retribués pour exprimer leurs réserves sur l'appareil suédois.Ces cadres durent être remplacés. Après ces incidents, la France n'est plus du tout convaincante avec son jeu à la Tanguy & Laverdure. L’Eurofighter était visé par la Suisse, mais il était beaucoup trop cher et il ne disposait pas de Radar AESA, Comme le Brésil, la Suisse préfère attendre 2018 pour toucher les appareils ultramodernes, au développement desquels elle aura participé.
Les Français rechignent à transférer leur technologie.
Au Brésil, les transferts de technologie consentis par les 3 concurrents en lice devaient être déterminants. Mais l'américain Boeing avait de plus offert son réseau commercial à Embraer, pour l’aider à démarcher des clients. Alors que le français Dassault ne pouvait offrir que sa technologie dépassée. Par contre, les suédois de Saab avaient directement signé des accords avec l'industrie locale, avant même la conclusion de l’appel d’offres, ce qui a fait toute la différence.
Les Français essaient d'empêcher la signature du contrat de vente.
Le JAS-39 Gripen E/F a remporté la première manche au Brésil, comme le Rafale a remporté la première manche en Inde face au surpuissant Typhoon. Les Français espèrent maintenant pouvoir empêcher la concrétisation du contrat de vente au Brésil et a finaliser celui en Inde. Et là encore, ce n’est pas une mince affaire pour la diplomatie et les services secrets français, qui espèrent toujours pouvoir provoquer un nouveau coup de théâtre, avant le versement du premier acompte. La finalisation du contrat brésilien devrait en effet prendre 10 à 12 mois, pour une livraison vers 2018, alors que l'EuroFighter Typhoon en embuscade attend son heure en Inde.
Les Français dénigrent le Gripen superperformant bourré de technologies américaines de pointe.
La candidature du F/A-18 E/F Super Hornet a été écartée au Brésil à cause des relations diplomatiques tendues entre Brasilia et Washington, suite aux révélations faites par l’ex-consultant de la NSA, Edward Snowden, au sujet de l’étendue de l’espionnage américain au Brésil. Les Français argumentent que les Etats-Unis pourront tirer quand même quelques bénéfices du choix Gripen, car certains composants américains entre dans sa composition, dont son moteur fabriqué sous licence par Volvo. Heureusement qu’il ne faudra pas d'autorisation de Washington pour que le Gripen puisse être exporté au Brésil, car le moteur ne fait pas partie de la réglementation américaine en la matière (International trafic in Arms Regulations, ITAR).
L'option du Rafale a complétement chamboulé la Loi de programmation militaire française
La Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, repose sur le pari fou de vendre des Rafale à l’exportation, afin de permettre à Dassault de maintenir une ligne d’assemblage, Mais, l'Etat français est obligé d'assister la famille Dassault, alors que la dette de la France dépasse allégrement les 2'000 milliards d'Unités de Compte Européennes. La décision de développer le Rafale onmirôle et d'abandonner le développement du Mirage 2000-9 fait peser un risque majeur non seulement sur l'industrie française de défense, mais aussi sur la défense militaire française elle-même. Dans les 5 ans à venir, il est prévu pour les forces françaises seulement 26 appareils, qui seront payés avec un argent dont la France ne dispose pas, Les familles Peugeot, Sarkosy, Bouygues, Dassault, Lagardère et consort ont vu ces derniers temps leur patromoine décupler, alors que l'Etat français a cumulé les déficits, si bien que le projet Rafale risque bien de ne plus évoluer à l'avenir.
Source : Internet (page actualisée le 25/12/13)





