Pour répondre aux critiques lancées de l'étranger contre notre futur appareil de combat, le Conseil Fédéral certifie que le Gripen E sera tout aussi bon voire meilleur que le F/A-18 pour assurer les tâches de police aérienne. En effet, le Gripen E dispose des mêmes capacités que le F/A-18 C/D, mais avec deux avantages importants. Tout d'abord le capteur infrarouge passif IRST pour identifier des aéronefs de nuit sans être repéré, ensuite son Radar ASEA Selex Galileo capable de détecter les ennemi à des centaines de kilomètres. Cet appareil possède également un important potentiel d'améliorations pour des développements ultérieurs en matière de service de police aérienne, de défense aérienne, de reconnaissance aériennes et l'attaque au sol.
Pour rassurer les sceptiques, qui pensaient que les Suédois allaient nous vendre des appareils d'occasion, le Conseil Fédéral (CF) a signé une convention-cadre avec la Suède, qui oblige SAAB à suivre scrupuleusement l'offre soumise. Ces spécifications mentionnent le réacteur 414G, le réservoir de carburant interne de grande capacité, deux points d’emport d’armes supplémentaires sur le fuselage, le radar AESA, l'équipement de guerre IRST, le casque COBRA et la nouvelle avionique trois fois plus rapide que la concurrence. En tant qu’étape intermédiaire au Gripen E, le Gripen F Demonstrator dispose déjà du réacteur plus puissant, d’une plus grande capacité interne d’emport de carburant et des points d’emport d’armes supplémentaires et ces éléments ont été testés de manière fort satisfaisante par les Forces Aériennes (FA).
Pour contrecarrer l'idée répandue que le Gripen E souffre du temps de décollage en alerte trop long du Gripen C/D, le Conseil Fédéral (CF) réplique que le Quick Reaction Alert (QRA) du Gripen E placé en état d’alerte, est dans ce domaine, tout aussi rapide que ses concurrents et que le F/A-18. En effet, avec ses F/A-18 et ses F-5, les Forces Aériennes (FA) travaillent aujourd’hui avec différents états d’alerte :
Niveau A1, avec décollage en 60 minutes.
Niveau A2, avec décollage en 35 minutes.
Niveau A3, avec décollage en 15 minutes.
Niveau A4, avec décollage en 3 minutes.
Niveau A5, avec décollage en 1 minute, soit les moteurs déjà en marche.
Niveau A6, avec avion déjà en vol.
Or au niveau A4, soit avec un décollage en 3 minutes, le F/A-18 nécessite une alimentation électrique externe, mais sans air de refroidissement, alors que le F-5 doit avoir un de ses deux moteurs déjà en marche. Avec le Gripen, les Forces aériennes suédoises assurent le niveau A4 avec l’Auxiliary Power Unit (APU), c'est-à-dire un groupe électrogène auxiliaire équipant l’avion. Mais en raison des nuisances sonores générées, la Suisse n’entend pas utiliser ce système. Une alimentation électrique externe sera employée dans ce cas, comme celle déjà utilisée pour le FA-18 E/F. Cependant, le démarreur d'appoint du F/A-18 E/F ne nécessite aucun refroidissement externe, car il est peu sollicité. Durant l’évaluation, le DDPS n'a pas étudié la question de savoir si une solution identique à celle adoptée pour le F/A-18 pouvait s'appliquer au Gripen. Il est prévu de procéder à ces clarifications dans le cadre des préparatifs d’acquisition 2013. Si un apport externe d'air de refroidissement devait s’avérer nécessaire, les emplacements d'alerte seront adapté au niveau architectural. Cette solution technique existe déjà sur le Gripen pour procéder aux travaux de maintenance de l'avionique.
Pour démentir les insinuations fallatieuses concernant l'autonomie insuffisante du modèle Gripen C/D, le Conseil Fédéral (CF), grâce aux essais en vol réalisés en Suède en mai 2012, est à même d'attester que le JAS-39 E peut emporter jusqu’à trois réservoirs externes de carburant et ainsi assurer des missions de police aérienne d'une durée de 120 minutes. La surveillance du WEF de Davos, telle pratiquée aujourd’hui avec le F/A-18 C/D dure par exemple 90 mn, à savoir 15 mn pour le vol aller, 15 mn. pour le vol retour et 60 mn de patrouille dans le secteur aérien défini. Les essais effectués par les Forces Aériennes (FA) ont permis d'actualiser l'appréciation d'une telle mission de police aérienne.
Pour couper court aux critiques sur les capacités offensives du Gripen, le Conseil Fédéral (CF) estime qu'il n’est pas nécessaire de procéder à un changement de doctrine d'engagement, car cet appareil satisfait les exigences fixées par les Forces Aériennes (FA). Le JAS-39 E surpasse largement les performances du F-5 E/F et peut également reprendre à moindre frais les missions assurées par le F/A-18 C/D grâce à ses capacités en terme d'attaque air-sol et de veille de nuit . Ses caractéristiques de vol plus faibles sont largement compensées par son avionique plus rapide, son système d'auto-protection infrarouge IRIS-T, son casque COBRA, son radar AESA et par la haute performance de son missile METEOR guidé par radar.
Pour répondre aux accusations de matériel d'occasion, le Conseil Fédéral (CF) a signé un contrat d’acquisition avec la Suède, qui mentionne explicitement que toutes les pièces du JAS-39 E devaient être neuves. Lors de l’évaluation et de la préparation d’acquisition, la question de l’utilisation de pièces d’occasion n’a d'ailleurs pas fait l’objet de discussions, avec aucun constructeur que ce soit. La qualité des pièces utilisée sera vérifié tout au long de la production, sur place, par le personnel d’ArmaSuisse, ainsi que lors de la réception des appareils. Le CF estime exagéré de vouloir frapper d’une pénalité le non-respect de cette disposition contractuelle, dès lors qu’elle va de soi. Entre-temps, le gouvernement suédois et Saab ont confirmé qu’aucune pièce d’occasion ne serait montée sur un Gripen E destiné à la Suisse, alors que les Gripen E destinés aux Forces aériennes suédoises pourront, eux, utiliser certains composants fabriqués pour d’anciens modèles, comme par exemple les sièges éjectables.

Source : Internet (page actualisée le 02/08/2013)