Tout d'abord, le GSSA opte pour une attitude passive, qui consiste à laisser la défense de notre espace aérien à nos voisins européens. Or cette attitude défaitiste nous condamnerait inévitablement à accepter sans combattre les diktats de l'Union Européenne. Mais le GSSA justifie sa position angélique et dogmatique en argumentant que le rôle principal de l'armée suisse n'est plus la défense contre l'extérieur, mais la répression de manifestations populaires éventuelles venant de l'intérieur. Cependant le GSSA oublie que la stabilité de notre pays en fait une place financière et industrielle enviée et qu'a contrario la probabilité d'une guerre avec nos voisins n'est pas à négliger.
Ensuite les journaux sont unanimes pour dénigrer le Gripen, car la plupart des journaux appartiennent à de groupes de presse et d'opinion français. Ces groupes de presse et d'opinion sont proches du gouvernement français et des industries d'armement. En nous vendant des Rafales, c'est tout une nouvelle philosophie de défense que les Français nous vendraient, avec de nouveaux radars, de nouvelles interfaces de communication, de nouveaux moteurs et de nouveaux missiles. En outre l'armée suisse devrait reconsidérer la taille de ses hangars, de ses cavernes alpines et de ses alvéoles de protection. Les journaux suisses ne parlent pas de cette triple incompatibilité des systèmes français avec les systèmes helvétiques, avec le système OTAN et avec le système européen.
Finalement la Radio Télévision Suisse (RTS), qui a remplacé la RSR et la TSR, qui avaient elles-mêmes supplanté les défuntes Radio Lausanne et Radio Genève, outrepassent leur rôle de média public et s'invitent dans le débat. Cette incurie résulte du fait que la RTS joue en Suisse le rôle de la cinquième colonne. Noyautée par des étrangers d'outre jura, elle met en exergue les différences entre lémaniques et alémaniques, italophones et germanophones, catholiques et protestants, jeunes et vieux, au lieu de vanter l'unité confédérale. La RTS failli à son travail d'information en ne mentionnant pas les insuffisances du Rafale en Afghanistan, le 50% de cible ratées en Libye et les écrasements d’appareils en Provence. La RTS a une position partiale en ne faisant pas mention de la défaite du Rafale au Tiger Meet, face au FA-18 en 2008 et face au JAS-39 en 2010.
Au sein de la Confédération Helvétique même, le système des partis fait que les Écologistes, les Socialistes, les Chrétiens, les Radicaux et les Libéraux s’opposent tous à l’achat de cet appareil parce que le département de la défense est tenu par un UDC. Or, au delà des luttes partisanes, la tâche principale de l’armée est la défense de la population et du territoire. Pour cela, elle doit disposer d’appareils petits, maniables, agiles, rapides, capables d’opérer depuis n’importe quel point du territoire. Comme la Migros, les PTT, les CFF ou les Alpes, l'armée est aussi un ciment confédéral et elle unit les différentes parties du pays. Pour ces raisons, l’armée confédérale mérite le Saab JAS-39 Gripen, qui a fait ses preuves en Libye, qui a été exporté dans plusieurs pays et qui suffit à la Suède.
Face à ces forces anti-gouvernementales, la Société Suisse des Officiers (SSO) abonde dans l'autre direction et ne veut que le meilleur appareil du moment. La SSO aspire à l'achat de l'Eurofighter Typhoon II, déjà utilisé par nos voisins allemands, autrichiens et italiens. Or cet appareil idéal est trop cher pour la Suisse et seule la menace d'initiative du GSSA a réussi à empêcher l'achat d'un appareil sur-dimensionné. Le peuple a empêché que ne se reproduise la catastrophique affaire des Mirages français des années septante. Cependant, les Français grâce à une désinformation ciblée et à des rémunérations occultes tentent d’appâter les personnes influentes de notre pays, en leur promettant une version 4 et 5 de leur appareil obsolète et incompatible. Mais dans le même temps, la France ne fait rien contre ses ressortissants qui prennent les places de travail des Suisses, qui agressent des jeunes filles ou des personnes âgées, qui s’en prennent aux offices de poste, aux banques et aux habitations privées.
Source : Internet (page actualisée le 26/05/2012)